Quand on vous demande de nommer deux familles de menaces informatiques, la réponse attendue est souvent simple, mais encore faut-il savoir de quoi l’on parle. Toutes n’agissent pas de la même manière et leurs effets sur un appareil ou des données peuvent être très différents.
Avant de mémoriser des exemples, il est utile de distinguer celles qui se propagent en infectant un système et celles qui cherchent surtout à voler, bloquer ou espionner. Cette base rend la suite beaucoup plus claire, que ce soit pour un cours, un QCM ou une mise au point rapide.
Résumé
- Réponse immédiate : isoler la machine (déconnecter), ne pas redémarrer si possible, collecter logs et IOCs.
Réponse courte : quelles deux catégories de logiciels malveillants citer ?
citez deux catégories de logiciels malveillants : voici la réponse immédiate pour un QCM ou examen. Les deux catégories principales sont :
- malwares visant la confidentialité (ex. spyware, keylogger, chevaux de Troie volant des données)
- malwares visant la disponibilité et l’intégrité (ex. ransomware, botnets/DDoS, rootkits)
Gardez cette distinction claire : la première cible le vol d’informations, la seconde perturbe ou corrompt les services et fichiers.
Définition et exemples pour chaque catégorie
Chaque famille se définit par son objectif principal et sa charge utile. Présentez d’abord la finalité, puis citez 1–2 types concrets pour illustrer.
Atteinte à la confidentialité : définition, exemples (spyware, keylogger, chevaux de Troie de vol de données) et cas concrets
Les malwares d’atteinte à la confidentialité collectent ou exfiltrent des informations sans consentement. Ils incluent les spyware et les keylogger qui enregistrent frappes et identifiants, ainsi que certains chevaux de Troie conçus pour siphonner des comptes bancaires. Un cas courant : un cheval de Troie bancaire qui injecte du code dans le navigateur pour voler des identifiants de connexion lors d’une session en ligne. Surveillez les signes : trafic réseau inhabituel, processus inconnus et captures clavier.
Atteinte à la disponibilité et à l’intégrité : définition, exemples (ransomware, botnets/DDoS, rootkits) et cas concrets
Les malwares visant la disponibilité ou l’intégrité bloquent l’accès aux données, modifient des fichiers ou utilisent des machines pour attaquer d’autres cibles. Les ransomware chiffrent les fichiers et exigent une rançon, les botnets orchestrent des DDoS, et les rootkits garantissent une persistance furtive. Les guides opérationnels d’autorité recommandent isolation et sauvegardes pour ce type d’incident ; consultez le guide ANSSI sur les rançongiciels pour les étapes de réponse.
Astuces mnémotechniques pour retenir la différence (examen, QCM)
Utilisez la triade CIA pour mémoriser : confidentialité, intégrité, disponibilité. Pour un QCM, prêtez attention à l’objectif indiqué dans la question : vol de données = confidentialité, chiffrement ou service indisponible = disponibilité / intégrité. Mnémotechnique simple : pensez « espion vs cadenas », l’espion vole, le cadenas bloque. Répétez des paires types (spyware/ransomware, keylogger/rootkit) avant l’examen pour ancrer les correspondances.
Prévention et réactions : comment se protéger et que faire en cas d’infection
Adoptez une défense en couches : prévention, détection, réponse et restauration. La combinaison de bonnes pratiques et d’outils réduit fortement le risque.
Checklist rapide de protection pour PC et mobile (antivirus, mises à jour, sauvegardes, bonnes pratiques)
Suivez cette checklist minimale :
- mettez à jour OS et applications
- déployez un antivirus/EDR et activez les protections temps réel
- activez l’authentification multifacteur
- effectuez des sauvegardes régulières et isolées
- formez les utilisateurs au phishing et vérifiez les pièces jointes
Pour les entreprises, segmentez le réseau et testez les restaurations de sauvegarde.
Que faire immédiatement si vous suspectez une infection : isolation, collecte de preuves et contacts utiles
Agissez vite : isolez la machine (déconnectez du réseau), conservez les logs et ne redémarrez pas si possible. N’effectuez pas de paiement sans consulter des experts et les autorités. Contactez le support interne et signalez l’incident aux services compétents ; en France, contactez le CERT‑FR pour recommandations opérationnelles. Collectez IOCs (hash, adresses C2) et documentez les actions pour la déclaration éventuelle à la CNIL si des données personnelles sont compromises.
FAQ
- Quels sont les 4 types de logiciels malveillants ? Réponse : virus/vers, chevaux de Troie, ransomwares et spyware représentent quatre grandes catégories opérationnelles.
- Quel est le nom d’un logiciel malveillant ? Réponse : un exemple courant est Emotet (cheval de Troie) ou WannaCry (ransomware historique).
- Comment détecter un spyware ? Réponse : surveillez consommations CPU/réseau élevées, comportements de navigation anormaux et alertes d’EDR.
- Dois‑je payer une rançon ? Réponse : n’effectuez pas de paiement sans avis d’experts et des autorités compétentes.
- Quelle sauvegarde choisir ? Réponse : préférez des sauvegardes hors ligne ou immuables pour éviter le chiffrement par ransomwares.


